Après une petite semaine à peine, je suis bluffé et sous le charme du NEX 7, l’hybride haut de gamme de Sony.
Je trouve la prise en main excellente et l’ergonomie des commandes largement supérieure à tout ce que j’ai pu tester sur reflex.
Ainsi j’arrive mieux à piloter le NEX 7 que mes EOS que je pratique pourtant depuis des années. J’ai une sainte horreur des manuels et autres notices et ici tout est simple, logique et incroyablement intuitif.
Avec le NEX, je peux facilement décaler l’exposition, modifier la sensibilité, la vitesse ou l’ouverture sans décoller l’oeil du viseur grace à ces géniales double molettes.
La qualité d’image est tout à fait impressionnante, au niveau de l’EOS 5d Mk2 et l’autofocus performant. J’aime le viseur oculaire non optique mais très bon : l’image est nette, caire, on ne voit pas le moindre pixel : bravo !
Testé en RAW uniquement (il y a autre chose ?!) et avec les 16mm 2.8 et 18-55mm 3,5-5,6.
Les +
- compacité
- construction, finition
- ergonomie au top, très intuitif
- viseur oculaire agréable
- flash intégré + griffe flash
- qualité des images
Les -
- gamme d’optiques indigne (objectifs moyens et trop volumineux, sauf le 16mm)
Voir ce qui se fait chez Lumix, Olympus, Samsung…)
Un appareil qui a ravira les amateurs et les pros : j’adore !
Aujourd’hui, j’ai testé un peu mon nouvel appareil et son 28mm.
Je rêve depuis longtemps à la compacité d’un appareil que je pourrais avoir toujours sur moi, mais qui serait aussi capable de faire des images de la qualité d’un réflex.
Les Sony NEX sont très compacts mais hormis le pancake 16mm équivallant 24mm (une focale bien peu polyvalente), les objectifs que Sony propose sont énormes.
Voici donc un NEX C3, avec capteur APS-C de 16,2 M Px
L’objectif utilisé est un SLR Magic 28mm f/2.8, entièrement manuel.
La mise au point se fait donc avec une bague sur l’objectif, tandis qu’une autre bague permet de choisir la valeur de d’ouverture.
Toutes ces images ont été prise à F2.8, l’ouverture maxi, pour obtenir un arrière plan flou.
Je suis assez satisfait de mon couple boitier/objectif : tout en étant très compact, la qualité est au rendez-vous et le rendu n’a rien à envier aux meilleurs reflex APS-C.
Ma démarche s’inscrit dans un retour aux sources suite à la lecture de cet article.
Ça fait maintenant 2 semaines que j’ai le SX30 IS en test, et je commence à me faire une idée assez précise de ce nouveau bridge au zoom extrême.
Disponible depuis fin octobre, le SX30 propose (en équivalent 24×36) un zoom 24-840mm (!) f/2.7-5.8 stabilisé, ce qui nous fait un zoom optique 35 fois, record actuel devant le FujiFilm HS10.

Le design du SX 30 IS est une réussite, sa ligne fluide et moderne et son grand écran arrière orientable le rendent immédiatement sympathique.
Comment est-il possible d’avoir un zoom d’une telle amplitude ? Hélas, ce n’est possible qu’en utilisant un minuscule capteur, ici nous avons ce qui se fait de plus petit sur un appareil photo digne de ce nom :


A gauche le capteur 1/2,3″ du SX30, à droite le capteur du Sony Nex 5 (appareil sensiblement de la même taille que le SX30)
Pourquoi hélas ? Car les petits capteurs sont peu performants en basses lumière, avec des remontées de bruits vite perceptibles, et ce d’autant plus que leur résolution est élevée. Or les 14,1M de pixels ici présents sur un capteur aussi petit est théoriquement aberrant, mais nous verrons plus loin comment il s’en sort…
A l’usage, le SX30 est plutôt intuitif, ceux qui sont familiers de l’univers Canon y retrouveront vite leurs petits.
Les boutons sont gros et accessibles et tombent assez bien sous les doigts.
Sur le dessus du boitier, on trouve :

- la roue avec d’un côté les classiques modes « P » (programme décelable), « TV » (time value = priorité vitesse), « AV » (aperture value = priorité ouverture) et « M » (manuel), « C1″ et « C2″ ; et de l’autre le mode « vert », qui décide tout pour vous, et les modes résultats « portrait », « sport », « SCN » (scène), et « vidéo ».
- le bouton on/off,
- le déclencheur,
- et la manette du zoom, qui sert aussi de loupe +/- en mode lecture,
- le bouton flash qui permet d’accéder à tous les réglages du flash.
A l’arrière :

- le bouton rouge sert à déclencher l’enregistrement vidéo
- la molette permet d’accéder aux fonctions principales grâce à 5 positions « clicables » :
- en haut la correction d’exposition
- à droite la sensibilité ipso
- en bas le retardateur (arrêt, 2 sec., 10 sec., et paramétrable durée et nombre de vues)
- à gauche les 3 modes de mise au point (normal, macro, ou manuel)
- au milieu le bouton set et l’accès aux fonctions de base.
- le bouton Lecture
- le bouton Choix du collimateur AF / poubelle (en mode lecture)
- un gros bouton Dézoom car on a vite tendance à se perdre quand on passe en haute focale.
- un bouton Impression pour envoyé une image vers l’imprimante,
- la Molette de réglage dioptrique du viseur,
- le bouton Menu pour accéder à tous les réglages,
- le bouton Display permet de sélectionner les informations qui s’affichent à l’écran et notamment l’histogramme en temps réel qui permet de contrôler la courbe et de corriger l’exposition avant même de déclencher.
Dés le premier essai, on ne résiste pas à l’envie de voir « comment ça fait » un 840mm…
Comme prévu c’est impressionnant, les perspectives sont littéralement écrasées par la puissance d’une telle focale.
Et le passage du 840 au 24mm dans un coup de dézoomage file limite le vertige !


A gauche, le sommet à 840mm, à droite le même cadrage à 24mm.
Impressionnante aussi : la qualité de la stabilisation. Car autant vous dire qu’avec un 840mm, il faudrait théoriquement travailler à la vitesse minimum d’1/800s pour ne pas risquer le flou de bougé. Autant dire qu’avec l’ouverture maxi de f/5.8 à 840, ce serait quasi inutilisable faute d’avoir assez de lumière. Mais la qualité de la stabilisation est telle que j’ai pu réaliser des images nettes au 1/25ème de seconde à main levée à 840mm !
Photo à 840mm, 1/25ème de sec., f/5.8, iso 100.
Malgré son capteur minuscule, et grâce à la puissance du zoom, il est possible d’obtenir de beaux flous en arrière plan et de travailler assez précisément ses zones de netteté.


L’autofocus se montre rapide et performant en situations courantes, pour peu qu’on accroche une zone contrastée. Sinon il lui arrive de ramer un peu surtout à fond de zoom. Disons qu’il faut apprendre à le connaître, à savoir ce qu’il aime et ce qui n’est pas sa tasse de thé pour qu’il se montre docile.
Le revers du petit capteur, c’est qu’il produit tout le temps du bruit sur l’image, même dans les meilleures conditions.
Par exemple sur un extrait à 100% de cette image, on voit nettement le grain alors qu’on est à iso 100.
Mais la bonne surprise, c’est que si le bruit est présent dés 80 iso, il ne monte pas excessivement jusqu’à 400 iso.
50mm, 1/5ème de sec., f/4, 400 iso.
Quant à sa dynamique, elle est tout à fait satisfaisante.

Le SX30 se montre performant pour rendre une vaste palette de tons allant du plus sombre au plus foncé sans griller les blancs ou perdre les détails dans les noirs.
A l’usage, le SX30 est agréable et motivant. Ce n’est pas un compact que l’on glisse dans une poche mais en partant avec un tout petit sac on a de quoi tout photographier, et plutôt très bien. Il est léger et le porter pendant une balade autour du coup ne pose aucun problème particulier. Vite prêt à shooter, il se cale à l’allumage sur la focale 35mm, la plus polyvalente, d’autant qu’elle ouvre à f/2.7. une telle ouverture secondée par l’efficacité du stabilisateur permet de se sortir de toutes les situations de faible éclairage ou presque.
Photo prise à main levée, 24mm 1/10ème de sec. à f/2.7 : les textes sont parfaitement nets alors que les gens en mouvement témoignent de la basse vitesse de déclenchement et de l’efficacité du stabilisateur.
En mode vidéo, il est possible de zoomer pendant l’enregistrement (une action à éviter car pas très classe, tous les cadreurs vous le diront). La stabilisation est ici encore d’une aide précieuse, et la mise au point se fait automatiquement (avec plus ou moins de succès aux focales déraisonnables). Comme la résolution vidéo est en 720p, il devient possible d’utiliser le zoom numérique x140… ce qui donne quand même un petit 3360mm !!! Il est également possible à tout moment de prendre une photo puisque le déclencheur reste dissocié du bouton d’enregistrement vidéo.
Pour résumer, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir avec ce SX30 IS, je vais le rendre à regret car un tel concentré de possibilités dans un encombrement et un poids aussi réduits laisse rêveur le pro que je suis, habitué à se trainer un sac de 15kg. De plus son prix n’est n’est pas excessif et c’est un super cadeau de Noël à offrir à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la photo. Plutôt que de débuter avec un reflex coûteux et que vous n’aurez jamais sur vous car trop contraignant, je conseille vivement de passer par cette étape qui vous permettra de goûter à touts les aspects de la photo et vous aidera à progresser sans frustration. Bien qu’orienté débutant, il n’est en rien bridé et demandera même une certaine maitrise pour en tirer la quintessence (utiliser le super télé en faible lumière risque de décevoir les parkinsonniens…)







Fiche technique :
Capteur : CCD 1/2,3″ – 14,1 Mpx
Définition maximale : 4320 x 3240, formats : 4/3 ou 16/9
Vidéo maxi : 720p, 30 im/s
Zoom : 24-840mm (éq. 24×36) à f/2,7-5,8 (x35 en optique, x140 en numérique sans perte pour la vidéo)
Mise au point : multizone et monozone, détection et reconnaissance de visages, suivi
Stabilisation : optique
Viseur : 51mm – 202.000px, écran LCD : 68,5mm – 230.000px
Modes d’exposition : P-A-S-M, modes Scènes (21, plus paramétrages fins)
Sensibilités : 80-1 600 iso
Vitesse : 15s-1/3200s, ouverture f/2,7-8
Rafale max : 1,3 im/s
Stockage : SD, SDHC, SDXC
Sorties : USB 2, A/V, mini HDMI
Alimentation : accu Li-Ion
Dimensions/poids : 122,9mm x 92,4mm x 107,7 mm – 601g (avec accus et SD)
Prix : 449€
Les + :
- un tout-en-un léger et compact
- l’amplitude phénoménale du zoom
- la qualité de la stabilisation
- la facilité et l’ergonomie
- les possibilités
- la polyvalence
- l’écran orientable
Les – :
- le bruit même à 80 et 100 iso
- l’écran 230.000px là où les concurrents sont en 460.000
- molette arrière sans cliquets, peu agréable et pas très précise
- demande un certaine maitrise pour être exploité sur les longues focales
- pas d’enregistrement en RAW