Avec la lettre X, Fuji vise le haut du pavé en proposant du très haut de gamme. Après avoir accueilli le X100, hybride APS-C de très haut niveau, puis le X10, un compact haut de gamme à la finition irréprochable, la prestigieuse famille X s’agrandi avec le X-S1 : un bridge sublimé. Les amateurs de bridge apprécieront de ne plus se sentir délaissés et condamnés à donner dans les plastoc et les capteurs minus.
Le FinePix X-S1 propose fort intelligemment le capteur 12 Mpx EXR 2/3″ CMOS du X10, 50% plus grand que celui des autres bridge, ce qui lui permet de grimper sans douleur à 3200 ISO. Cerise sur le gâteau : on peut shooter en RAW !
Le zoom 24-624mm f/2.8-5.6 (à stabilisation optique) intègre un zoom numérique intelligent (sensé extrapoler les pixels manquants) portant la focale à 1248 mm ! Si ça fonctionne bien, ça promet d’être intéressant. La bague de zoom est manuelle, comme au bon vieux temps et ça tombe bien car on n’a toujours pas fait mieux !
Le boitier tropicalisé (anti-ruissellement) est superbement construit : matériaux nobles, fabriqué au Japon, gainage caoutchouté ergonomique… on est a des années lumière de ce qui se fait ailleurs sur ce segment. On dirait un reflex professionnel !
- Capteur CMOS EXR 2/3″ 12 mégapixels
- Objectif Fujinon 26x équivalent 24-624mm f/2,8-5,6
- Bague de zooming manuelle
- Sensibilité de 100 à 3200 ISO (jusqu’à 12 800 ISO en modes étendus)
- Format RAW
- 8 rendus de simulation de film
- 3 modes EXR : définition, plage dynamique, sensibilités
- Vidéo Full HD 30p H.264
- Viseur électronique 0,46″ / 1,44 million de points
- Écran orientable 3″ / 460 000 pixels
- Panorama par balayage 360°
- Batterie lithium / autonomie 500 vues
- 700€ au premier trimestre 2012.
J’ai testé le SX30 en décembre 2010 et j’ai été très impressionné par le nombre de messages que vous m’avez laissé au sujet de ce boîtier !
Aussi ne pouvais-je passer sous silence la sortie du Powershot SX40 : son successeur.
Le design, très réussi, n’évolue pas depuis l’an dernier et on retrouve (inchangé) le phénoménal zoom 35x (24-840mm). Le SX40 reçois le nouveau processeur Digic 5 de Canon, qui équipe les derniers boitiers de la marque.
Grace à ce moteur de course et au nouveau capteur, on nous annonce une amélioration notable de la gestion du bruit. Une bonne nouvelle puisque j’avais souligné ce point faible de SX30. On peut ainsi grimper à 3200 ISO sans crainte : ce qui permettra d’exploiter plus sereinement les longues focales.
Le capteur est maintenant rétro-éclairé et a perdu 2Mpx pour tomber à 12 au lieu des 14 du SX30. La course aux pixels ayant à la fois montré ses limites et passé de mode, Canon a fait le bon choix en privilégiant la sensibilité. En vidéo, on est en 1080p à 24 i/s.
Canon annonce un gain de performance sur la stabilisation du zoom 35x, permettant de gagner 4,5 diaphs : bien !
Les plus :
- capteur rétro-éclairé optimisé
- traitement du bruit amélioré
- meilleure stabilisation
Les moins :
- l’écran arrière reste en 230Kpx
- viseur oculaire n’évolue pas.
Avec un grand angle de 22,5 mm inédit dans la catégorie, le zoom grimpe à 810mm en position télé : il y a peu de chance pour ne pas trouver la bonne focale ! Dommage que l’ouverture maxi ne dépasse pas f/3,4 là où ses concurrents sont à f/2,7 ou f/2,8.
La stabilisation est assurée par deux systèmes électronique et mécanique pour le capteur.
L’écran arrière est orientable et d’une très bonne définition : 921 000 pixels.
Vidéo 1080p, c’est incroyable à ce prix là…
Une bague autour du zoom permet d’accéder à différentes fonctions (zoom, mise au point…)
Et tout cela pour moins de 400€ : impensable il y a peu !
Le voici comparé aux récents bridges Sony et Fuji :
Ça fait maintenant 2 semaines que j’ai le SX30 IS en test, et je commence à me faire une idée assez précise de ce nouveau bridge au zoom extrême.
Disponible depuis fin octobre, le SX30 propose (en équivalent 24×36) un zoom 24-840mm (!) f/2.7-5.8 stabilisé, ce qui nous fait un zoom optique 35 fois, record actuel devant le FujiFilm HS10.
Le design du SX 30 IS est une réussite, sa ligne fluide et moderne et son grand écran arrière orientable le rendent immédiatement sympathique.
Comment est-il possible d’avoir un zoom d’une telle amplitude ? Hélas, ce n’est possible qu’en utilisant un minuscule capteur, ici nous avons ce qui se fait de plus petit sur un appareil photo digne de ce nom : A gauche le capteur 1/2,3″ du SX30, à droite le capteur du Sony Nex 5 (appareil sensiblement de la même taille que le SX30)
Pourquoi hélas ? Car les petits capteurs sont peu performants en basses lumière, avec des remontées de bruits vite perceptibles, et ce d’autant plus que leur résolution est élevée. Or les 14,1M de pixels ici présents sur un capteur aussi petit est théoriquement aberrant, mais nous verrons plus loin comment il s’en sort…
A l’usage, le SX30 est plutôt intuitif, ceux qui sont familiers de l’univers Canon y retrouveront vite leurs petits.
Les boutons sont gros et accessibles et tombent assez bien sous les doigts.
Sur le dessus du boitier, on trouve :
- la roue avec d’un côté les classiques modes « P » (programme décelable), « TV » (time value = priorité vitesse), « AV » (aperture value = priorité ouverture) et « M » (manuel), « C1″ et « C2″ ; et de l’autre le mode « vert », qui décide tout pour vous, et les modes résultats « portrait », « sport », « SCN » (scène), et « vidéo ».
- le bouton on/off,
- le déclencheur,
- et la manette du zoom, qui sert aussi de loupe +/- en mode lecture,
- le bouton flash qui permet d’accéder à tous les réglages du flash.
A l’arrière :
- le bouton rouge sert à déclencher l’enregistrement vidéo
- la molette permet d’accéder aux fonctions principales grâce à 5 positions « clicables » :
- en haut la correction d’exposition
- à droite la sensibilité ipso
- en bas le retardateur (arrêt, 2 sec., 10 sec., et paramétrable durée et nombre de vues)
- à gauche les 3 modes de mise au point (normal, macro, ou manuel)
- au milieu le bouton set et l’accès aux fonctions de base.
- le bouton Lecture
- le bouton Choix du collimateur AF / poubelle (en mode lecture)
- un gros bouton Dézoom car on a vite tendance à se perdre quand on passe en haute focale.
- un bouton Impression pour envoyé une image vers l’imprimante,
- la Molette de réglage dioptrique du viseur,
- le bouton Menu pour accéder à tous les réglages,
- le bouton Display permet de sélectionner les informations qui s’affichent à l’écran et notamment l’histogramme en temps réel qui permet de contrôler la courbe et de corriger l’exposition avant même de déclencher.
Dés le premier essai, on ne résiste pas à l’envie de voir « comment ça fait » un 840mm…
Comme prévu c’est impressionnant, les perspectives sont littéralement écrasées par la puissance d’une telle focale.
Et le passage du 840 au 24mm dans un coup de dézoomage file limite le vertige !
A gauche, le sommet à 840mm, à droite le même cadrage à 24mm.
Impressionnante aussi : la qualité de la stabilisation. Car autant vous dire qu’avec un 840mm, il faudrait théoriquement travailler à la vitesse minimum d’1/800s pour ne pas risquer le flou de bougé. Autant dire qu’avec l’ouverture maxi de f/5.8 à 840, ce serait quasi inutilisable faute d’avoir assez de lumière. Mais la qualité de la stabilisation est telle que j’ai pu réaliser des images nettes au 1/25ème de seconde à main levée à 840mm ! Photo à 840mm, 1/25ème de sec., f/5.8, iso 100.
Malgré son capteur minuscule, et grâce à la puissance du zoom, il est possible d’obtenir de beaux flous en arrière plan et de travailler assez précisément ses zones de netteté.
L’autofocus se montre rapide et performant en situations courantes, pour peu qu’on accroche une zone contrastée. Sinon il lui arrive de ramer un peu surtout à fond de zoom. Disons qu’il faut apprendre à le connaître, à savoir ce qu’il aime et ce qui n’est pas sa tasse de thé pour qu’il se montre docile.
Le revers du petit capteur, c’est qu’il produit tout le temps du bruit sur l’image, même dans les meilleures conditions. Par exemple sur un extrait à 100% de cette image, on voit nettement le grain alors qu’on est à iso 100.
Mais la bonne surprise, c’est que si le bruit est présent dés 80 iso, il ne monte pas excessivement jusqu’à 400 iso. 50mm, 1/5ème de sec., f/4, 400 iso.
Quant à sa dynamique, elle est tout à fait satisfaisante. Le SX30 se montre performant pour rendre une vaste palette de tons allant du plus sombre au plus foncé sans griller les blancs ou perdre les détails dans les noirs.
A l’usage, le SX30 est agréable et motivant. Ce n’est pas un compact que l’on glisse dans une poche mais en partant avec un tout petit sac on a de quoi tout photographier, et plutôt très bien. Il est léger et le porter pendant une balade autour du coup ne pose aucun problème particulier. Vite prêt à shooter, il se cale à l’allumage sur la focale 35mm, la plus polyvalente, d’autant qu’elle ouvre à f/2.7. une telle ouverture secondée par l’efficacité du stabilisateur permet de se sortir de toutes les situations de faible éclairage ou presque. Photo prise à main levée, 24mm 1/10ème de sec. à f/2.7 : les textes sont parfaitement nets alors que les gens en mouvement témoignent de la basse vitesse de déclenchement et de l’efficacité du stabilisateur.
En mode vidéo, il est possible de zoomer pendant l’enregistrement (une action à éviter car pas très classe, tous les cadreurs vous le diront). La stabilisation est ici encore d’une aide précieuse, et la mise au point se fait automatiquement (avec plus ou moins de succès aux focales déraisonnables). Comme la résolution vidéo est en 720p, il devient possible d’utiliser le zoom numérique x140… ce qui donne quand même un petit 3360mm !!! Il est également possible à tout moment de prendre une photo puisque le déclencheur reste dissocié du bouton d’enregistrement vidéo.
Pour résumer, j’ai éprouvé beaucoup de plaisir avec ce SX30 IS, je vais le rendre à regret car un tel concentré de possibilités dans un encombrement et un poids aussi réduits laisse rêveur le pro que je suis, habitué à se trainer un sac de 15kg. De plus son prix n’est n’est pas excessif et c’est un super cadeau de Noël à offrir à quelqu’un qui souhaite se lancer dans la photo. Plutôt que de débuter avec un reflex coûteux et que vous n’aurez jamais sur vous car trop contraignant, je conseille vivement de passer par cette étape qui vous permettra de goûter à touts les aspects de la photo et vous aidera à progresser sans frustration. Bien qu’orienté débutant, il n’est en rien bridé et demandera même une certaine maitrise pour en tirer la quintessence (utiliser le super télé en faible lumière risque de décevoir les parkinsonniens…)
Fiche technique :
Capteur : CCD 1/2,3″ – 14,1 Mpx
Définition maximale : 4320 x 3240, formats : 4/3 ou 16/9
Vidéo maxi : 720p, 30 im/s
Zoom : 24-840mm (éq. 24×36) à f/2,7-5,8 (x35 en optique, x140 en numérique sans perte pour la vidéo)
Mise au point : multizone et monozone, détection et reconnaissance de visages, suivi
Stabilisation : optique
Viseur : 51mm – 202.000px, écran LCD : 68,5mm – 230.000px
Modes d’exposition : P-A-S-M, modes Scènes (21, plus paramétrages fins)
Sensibilités : 80-1 600 iso
Vitesse : 15s-1/3200s, ouverture f/2,7-8
Rafale max : 1,3 im/s
Stockage : SD, SDHC, SDXC
Sorties : USB 2, A/V, mini HDMI
Alimentation : accu Li-Ion
Dimensions/poids : 122,9mm x 92,4mm x 107,7 mm – 601g (avec accus et SD)
Prix : 449€
Les + :
- un tout-en-un léger et compact
- l’amplitude phénoménale du zoom
- la qualité de la stabilisation
- la facilité et l’ergonomie
- les possibilités
- la polyvalence
- l’écran orientable
Les – :
- le bruit même à 80 et 100 iso
- l’écran 230.000px là où les concurrents sont en 460.000
- molette arrière sans cliquets, peu agréable et pas très précise
- demande un certaine maitrise pour être exploité sur les longues focales
- pas d’enregistrement en RAW
photophiles.com : « Sur le terrain, le FinePix S200 EXR n’est ni trop lourd donc ne fatiguant pas le bras après ½ heure de ballade ni trop léger donc assurant une certaine stabilité.
Certes, le mode à double compensation de vibration hérité de la série F fait bien son travail mais un appareil que l’on a bien en main sans se faire remarquer est un argument complémentaire. Lorsqu’on choisit un autre mode que le mode EXR, l’appareil propose des programmes, comme son petit frère de la catégorie F, que certains nostalgiques de l’argentique retrouveront avec plaisir, je veux parler de la possibilité de simuler les caractéristiques d’un Velvia, entre autres.
Comparativement également au petit F, les images prises dans l’obscurité, sans flash se révèlent d’une qualité digne d’une longue pause, mais qui peut être prise à main levée sans problème, comme le montrent les images 8 et 9 J’ai également beaucoup apprécié la maîtrise des contrastes en contre-jour, juste après la pluie, où, bien que le ciel soit un peu cramé, on relève fort bien les détais dans des dynamiques élevées.
Après deux semaines de test, je garde un bon souvenir de ce bridge aux performances étonnantes, aux images de bonne qualité et au maniement agréable. Pour servir d’appareil secondaire dans de nombreuses situations, c’est probablement le genre d’appareil que je mettrai dans mon sac. »
Photobusiness.fr :
Fujifilm, toujours très engagé sur le marché du bridge, ne déroge pas à la règle en cette livrée 2010. En tête de pont se situe le nouveau FinePix HS10 qui propose pour la première fois un zoom optique Fujinon 30x correspondant à un 24 – 720 mm), équipé d’une bague hélicoïdale de réglage manuel. Outre une triple stabilisation d’image (Stabilisation mécanique du capteur, haute sensibilité ISO, stabilisation numérique de l’image), Fujifilm adopte un nouveau type de capteur, un BSI CMOS de 10 millions de pixels. Ce dernier permet un mode de prises de vue continu en rafale, ultra rapide, de 10 images/seconde à pleine résolution avec un tout nouveau mode de suivi de la mise au point sur les sujets en mouvement, la vidéo Full HD (1080 lignes) avec son stéréo et un mode vidéo haute fréquence à 1000 images/sec. Fujifilm s’engage ainsi sur la route des bridges hybrides qui se différencient réellement des reflex.
Le FinePix HS10 possède aussi :
- Un écran LCD 3.0 pouces inclinable.
- La bascule automatique viseur / écran via un capteur.
- Le Mode « Panoramique en Mouvement » qui recompose une image après balayage de l’horizon.
- Des modes de prises de vue exclusifs Fujifilm, tels que le « Mode Carte Postale » (suppression des sujets mobiles), une option qui « efface » les touristes ou tout autre sujet animé dans le champ de visée.
- Une parfaite ergonomie des commandes : à main gauche, un jeu de
sélecteurs dédiés aux réglages courants et à main droite, une molette pour
les paramètres avancés.
- Enregistrement des images en format RAW et JPEG (le logiciel de
conversion des fichiers RAW est développé par « Silkypix »).
Disponibilité : fin mi-avril
Prix public de lancement : 429 € TTC